post-verbum aux demains sans tutelles

Matthieu Messagier

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes

Poème
de l’instant

Charles Juliet

Une joie secrète

immergés
tous deux
au plus reculé
d’un silence
qui efface
le monde

la calme
tension
de ton écoute

prends
prends
mes mots

donnons-nous
du vivant

Charles Juliet, Une joie secrète, Voix d’encre, 2002.