gouttes ! lacets, pieds presque proliférants sous solei de poche I&II

Auteur : Elke de Rijcke

gouttes ! lacets, pieds presque proliférants sous solei de poche I&II

Ce livre poursuit le travail d’inventorisation poétiques d’observations, d’émotions, de réflexions, de prises de position et de décisions sensorielles et sensuelles issues du matériau du désir, commencé dans troubles. 120 précisions. expériences (Ed. Tarabuste, 2005). L’auteur y saisit le corps féminin dans un état de métamorphose d’âme et de pensée, et propose de (ré)orienter la question du désir. La préoccupation centrale, existentielle et éthique, est de repenser différemment un héritage et des acquis émotionnels, en vue de permettre la construction d’une identité qui tente de s’approprier ses socles par le biais d’une vision mystico-critique du monde.
Le livre s’organise autour de la problématique de la maison comme corps intime intérieur et extérieur. L’écriture y agit comme un instrument d’opération, une sorte de greffe des vécus, mais aussi comme moyen de connaissance pour s’ériger en un véritable mode performatif d’intervention. A travers un langage souvent radical et des formes à chaque fois redéfinies, gouttes ! pieds presque proliférants sous soleil de poche propose 6 songes où la question de l’interpellation poétique et de l’intensité du vivre sont au coeur du dire, et qui sont autant de réponses à quelques vers du poète italien Andréa Zanzotto.

Paru le 1er janvier 2005

Éditeur : Le Cormier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Georges Didi-Huberman

Survivance des lucioles

Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.

Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles, Éditions de Minuit, 2009.