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Fonds : Jean-Pierre Sintive.

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Draguignan Cedex

<i>Bouche-Suie</i>

1er mars 2015

Bouche-Suie

Nuit trouée. Le champ sans mesure du
regard mange son ombre. Je ressasse
une vieille histoire de poings. J’imagine
la roideur de membres privés d’âme.
Pas d’âme, ok, mais la roideur.

Les chevaux de Tarkovski de Pia Tafdrup

1er mars 2015

Les chevaux de Tarkovski de Pia Tafdrup

Traduit du danois par Janine et Karl Poulsen
… La force de la langue -
Eurydice chante.
Un je ne sais quoi dans l’être du cheval
le fait apparaître.
Une ombre luit,
à présent il EST ici. C’est tout.
Pia Tafdrup

Zambèze

1er janvier 2015

Zambèze

est-ce une chance pour ma paresse de n’être pas romancier, un écrivain voyageur absorbe témoignages et sources, livres et documentation, c’est admirable ; ici, je ne sais pas ce que je fais, entre poème et dérives, fragments lâches et proses méditatives, j’avance à l’aveuglette, en croisant les espaces, ainsi que je l’ai toujours fait, et ainsi qu’au fond nous faisons tous dans la vie, parce qu’il nous manque l’instant (…)

Paysages et silences de Geoffrey Squires

1er décembre 2014

Paysages et silences de Geoffrey Squires

EXTRAIT Ciel comme plomb l’écho des cris dans le vide petites formes une deux toute une ligne mouvantes rapprochées saisies sur le blanc
LE TEXTE Livre charnière dans l’oeuvre de Geoffrey Squires, Paysages et Silences marque l’introduction progressive de l’abstraction dans sa poésie. Poèmes du voyage, traversant les paysages d’Europe (Grèce, Espagne, France, Irlande…), qui alternent les ambiances chaudes et les brusques hivers, la confusion de la mémoire et la question de sa présence à la réalité. (…)

Les mots sont des vêtements endormis

1er novembre 2014

Les mots sont des vêtements endormis

Tout tient dans l’air sans qu’il y ait besoin d’appui. Passerelle sans aucune rive. Passerelle entièrement aérienne d’où tu ne pourras pas te jeter. Le malheur veut que tous ceux qui passent par-dessus la balustrade ne tombent jamais. Leur vient toujours sous les pieds une autre passerelle.
Tu dis que tu aimerais te jeter, passer par-dessus la rambarde, alors que c’est le sol que tu cherches inlassablement.
Ni l’un ni l’autre ne viennent. Ni la chute ni le sol.
Avec cela attends-tu toujours que (…)

Haut Fail

1er novembre 2014

Haut Fail

Qu’est-ce qui se tue ou se sauve d’elle quand on la touche ?
EXTRAIT Après distraitement essuie la table la chaise le merle épie ce qui restera dans l’herbe fume en cachette une cigarette se donne le goût du noir après la pluie parfois bégaie par fatigue Va ouvrir la porte. Mange la lumière. La sueur mouille son dos. Etire ses bras, se frotte la poitrine, retient l’odeur des jours dans un papier de soie. Aujourd’hui, elle n’a rien fait. Elle ira voir la mer.
LE TEXTE Deux textes frères se succèdent (…)

Alimentation générale

1er juin 2014

Alimentation générale

… les sources recoulent-elles
quand le monde est en danger ?
pourquoi élaguer un orme énorme ?
pourquoi Tahar a-t-il peur en enfonçant sa ùmain
toute entière dans le trou sur la berge du fleuve ?
pourquoi sur de longues tiges d’herbe
les fourmis font-elles leurs Tarzanes ?
pourquoi aimons-nous l’eau claire
dans un verre transparent ?
pourquoi faut-il méditer ? ou moins écrire ?
pourquoi faut-il lire Arno Schmidt et Tarjei Vesaas
et André Dhôtel et Aaron Shabtaï… et…
(pourquoi les noms (…)

Le Troisième

1er décembre 2013

Le Troisième

Tu avais laissé
dans l’espace
des rails
où s’allonger
racontais comment
enserrer la mémoire
et la source
je m’en irai vers
l’infime et
l’étincelle
laisserai
les symphonies
l’accord des tourbillons
soudain te capturent
une lèvre
à l’arrière du feu
l’exactitude
d’une seconde

Cinq poèmes

13 juin 2013

Cinq poèmes

Édition limitée à 33 exemplaires numérotés,
imprimés en typographie sur Vélin d’Arches,
sous couverture Richard-de-Bas.
Epuisé

Tréfonds du temps de Maurice Benhamou

1er juin 2013

Tréfonds du temps de Maurice Benhamou

suivi de Trait-Fond,
encres de Chine de Jean Degottex
Quelqu’un
voulut construire un mur
pour étouffer
le cri d’un mur.
Le mur
criait
avec le mur.

Poème
de l’instant

Charles Bordes

Le berger respectueux

Peut-être, dans un an, ou deux,
J’obtiendrai sa, j’obtiendrai sa,
J’obtiendrai sa tendresse.

Charles Bordes, 1711-1781, « Le berger respectueux ».