Unes

Fonds : Jean-Pierre Sintive.

Contact

B.P. 205

83006

Draguignan Cedex

Un chemin en forêt d'André Markowicz

1er mars 2017

Un chemin en forêt d’André Markowicz

Imprimé en typographie, 24 p.
format 12x16 cm, 21 €
Edition limitée à 111 exemplaires sur Vélin d’Arches numérotés, les 33 premiers, sous couverture Richard-de-Bas, comprenant une peinture originale de Jean-Gilles Badaire, signée.
Corps jeté parmi les autres corps,
je suis fatigué, mais fatigué —
passe-moi tout doucement à gué,
dit le vieux, — les yeux fixés au nord.
Que je dorme, si je peux — je dors.
Marche impaire, premier temps marqué,
répercute sans désintriquer,
pour toi-même. Reste. Reste (…)

<i>Joachim</i>

21 février 2017

Joachim

sur le point de devnir père
qu’aurai-je à donner
à cet enfant sans nom
moi qui sais que mon visage
ne me ressemble pas
que je passe des nuits
à parler avec un double
au regard noir et fixe
qui attend

Eternité à coudre

1er décembre 2016

Eternité à coudre

Livre posé au bord de la disparition, "Éternité à coudre" se déploie comme une parole rituelle, un exorcisme. Penché sur le néant, cherchant un abri dans les mots et les corps, quelque chose de l’ordre de la permanence du monde dans les cendres, dans les noms brûlés, les noms mâchés.
Poème hanté par la présence d’une folie individuelle, intime, qui se déporte sur le collectif, envahit la communauté de nos angoisses, de nos peurs. Debout sur la rive, dans un geste de coudre nos éternités et nos solitudes, (…)

L'Oeil bande

1er décembre 2016

L’Oeil bande

Je continue
tout le noir de la rue jeté revient
au bout de quoi glisse
tout le noir
de la rue jetée dans sa bande brille
comme ce que c’est que le dehors en nerf
dans chaque paquet le sac du jour
ou bien tes os dans ma dégaine
ou bien des linges froids
et le poids qu’ils pendent

Échange longue distance de Thomas Kling

1er novembre 2016

Échange longue distance de Thomas Kling

Traduit de l’allemand par Aurélien Galateau
ceux qui ont écouté dans les mortiers,
liaison permanente avec l’avenir, pour
connaître leur sort (unique) : que se
diraient les semis de pavot ? l’un à l’autre ?
liaison directe, les bruits du pilon, ce
chuchotement, ce murmure dans l’oreille.

Sans chute de Raluca Maria Hanea

1er avril 2016

Sans chute de Raluca Maria Hanea

Imprimé en typographie, 64 p., broché
on ne se voit plus, c’est mieux ainsi
je n’oublie rien, pourtant je fais des listes
des tremblements en tête
lire les autres nous dépêche
je n’oublie rien, c’est mieux ainsi

Des terrains vagues, variations de Yann Miralles

1er mars 2016

Des terrains vagues, variations de Yann Miralles

aller là où
de grandes formes sombrent
s’enfuient dessous, tout
cela que nous fûmes
avons bâti :
gratte-ciels inversés
cités enfouies
bouches qui parfois font
des bulles à la surface –
là où
tout ce qui passe
s’entasse dessous

Sous le seuil de Jean-Louis Giovannoni

1er mars 2016

Sous le seuil de Jean-Louis Giovannoni

Qu’est-ce qui se dissimule sous le seuil ? Réalités nichées dans les interstices, vies minuscules qui se tiennent à côté de nous, imperceptibles et silencieuses. Nuisibles, envahisseurs, Jean-Louis Giovannoni explore l’espace de nos rejets en une succession de tableaux où la vie des insectes et celle des hommes sont posées sur un même plan. Il se déploie une vision superfocalisée de nos mondes intérieurs, qui fourmillent de ce qu’on refuse de voir, par dégoût ou par peur d’une vermine, de la lente (…)

Poème en trois sections de Geoffrey Squires

1er janvier 2016

Poème en trois sections de Geoffrey Squires

Traduit de l’anglais (Irlande) par François Heusbourg
Il y a des passages qui s’enfoncent dans le bois
des sentiers qui serpentent, tournent, se croisent
et se croisent encore, reviennent sur eux-mêmes
et une sensation de clôture, qui interdit
toute idée de retour, une coupure
une délimitation où que nous soyons

Nous ne jouons pas sur les tombes d'Emily Dickinson

1er octobre 2015

Nous ne jouons pas sur les tombes d’Emily Dickinson

Traduit de l’américain pas François Heusbourg
Il n’y a pas de Prisonnier –
Quand la Liberté –
En personne – reste avec Toi –

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.