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Je voulais écrire un poème

12 octobre 2022

Je voulais écrire un poème

William Carlos Williams

Taille-Vent

12 octobre 2022

Taille-Vent

Tu me dis d’attendre que cela passe
je t’ai dit : me voir par les orbites
que je voudrais sortir de mes yeux
me retrousser les mains
Un clignement, une brisure, une présence. Une tête se forme, une forme surgit du vide, se débat avec son apparition. Se tire de la matière, rassemble son corps, s’époussette. Ouvrir les yeux sur le monde, quel monde ? Des branches, des cordes, des mammifères souterrains. Oiseau de mer ou petite voile dans la brise, Taille-vent se dépose, se décante dans une étrange (…)

Tout est dans le monde

12 octobre 2022

Tout est dans le monde

la poésie un jeu d’enfant
de par l’œuf qui craque
erre un messager céleste
à la recherche de son antipode
et c’est vous
possible que sur une si petite échelle
l’on ne puisse réfléchir ça met en colère
ou en proie à l’ennui donc bien trop à l’abri
on est dès lors perdu pour la poésie
pour toute consolation si vous êtes à l’article de la mort
vous ne vous ennuyez pas non plus
et soudain poupée et ballon
tardivement revenus en mémoire peuvent vous faire savoir
ça c’était moi et ça l’univers
Cette (…)

Bernard Noël et Georges Perros Correspondances

23 juin 2022

Bernard Noël et Georges Perros Correspondances

Vous m’êtes inoubliable, pour mille et une raisons, la plupart indicibles, mais qui me font penser à vous tous les jours. J’ai le temps. Puis il y a ce que vous écrivez, qui reste en abîme, qui ne trahit jamais vos propres amours. Vous m’êtes célèbre, pas tout à fait comme vous l’êtes devenu, mais ce sont les inconvénients de la parole écrite, il n’y a de véritable adéquation que dans les cas de médiocrité spectaculaire, qui ne manquent pas. L’amitié n’est pas autre chose, je crois, que cette reconnaissance (…)

Mara ou Tu peux en vouloir au soleil

23 juin 2022

Mara ou Tu peux en vouloir au soleil

Ils sont en train de ranimer les vieilles horreurs ; et tout ce qu’ils disent sont les échos des échos.
Méfiez-vous de prendre parti, contentez-vous d’observer.
Ce ne sont pas des criminels, ni des colporteurs et des petits journalistes, mais les gouvernements
Des plus grandes nations ; des hommes représentant
Avantageusement les masses humaines. Observez-les.
Le courroux et les rires
Sont plutôt inappropriés. Clairement il est temps
D’être désabusés, pour chaque personne de pénétrer le (…)

Au présent de tous les temps

31 mai 2022

Au présent de tous les temps

Cette correspondance rassemble près de 80 lettres que se sont échangées en deux temps Jean-Louis Giovannoni et Bernard Noël, qui sont deux boussoles, deux champs magnétiques incontournables du catalogue des Editions Unes, et du champ poétique contemporain. Une première période, ouverte en 1991, s’achève en 1995 après une vingtaine de lettres, avant de faire place à deux décennies de silence et la reprise des échanges en 2017, qui comptent près de 60 lettres jusqu’en 2020. Correspondance strictement (…)

Le langage et le puits

20 avril 2022

Le langage et le puits

Hai Zi
Traduction du mandarin par Yujia Yang
relue et corrigée par Pierre Vinclair

Silvatica

1er avril 2022

Silvatica

Traduit de l’allemand par Laurent Cassagnau

Aux Aresquiers

1er février 2022

Aux Aresquiers

Les 34 poèmes des Aresquiers nous parviennent comme une lettre effilochée dans le vent. Un murmure fragmentaire, roulé dans le ressac ; les derniers mots adressés à la mère défunte et tout ce qui s’efface, sauf la mémoire. Tout ce qui s’accepte aussi, malgré l’espace vide de la perte, face au soir, aux vagues lancinantes : « tu ne reviendras pas ». La maison, le jardin, le ponton, la mer, le phare, quelques éclats suspendus et indéfinis dans le soir, on n’en saura pas plus, le lieu préserve non pas son (…)

Mihubi

1er janvier 2022

Mihubi

la nuit pleine
la chambre
le hangar
la route
le verger
le mur
Nous traversons ici deux paysages, un bord de mer, ses vagues, sa plage, ses nuits, et Mihubi, une montagne où s’accrochent quelques maisons, des sentiers et des torrents, des murs effondrés, des moutons. Le monde semble cerné de brumes, d’obscurité, et une voix nous parle à travers l’épaisseur d’un rêve. Rêve murmuré par une langue souple, qui passe entre les vagues, les buissons, les racines, les bêtes.
Une langue qui tisse ses (…)

Poème
de l’instant

Thierry Cazals

La petite voix de la ficelle

Ah pouvoir écrire

avec un papillon
en vol

à la place du stylo !

Thierry Cazals, La petite voix de la ficelle, Éditions Motus, 2021.