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Bernard Noël et Georges Perros Correspondances

23 juin 2022

Bernard Noël et Georges Perros Correspondances

Vous m’êtes inoubliable, pour mille et une raisons, la plupart indicibles, mais qui me font penser à vous tous les jours. J’ai le temps. Puis il y a ce que vous écrivez, qui reste en abîme, qui ne trahit jamais vos propres amours. Vous m’êtes célèbre, pas tout à fait comme vous l’êtes devenu, mais ce sont les inconvénients de la parole écrite, il n’y a de véritable adéquation que dans les cas de médiocrité spectaculaire, qui ne manquent pas. L’amitié n’est pas autre chose, je crois, que cette reconnaissance (…)

Mara ou Tu peux en vouloir au soleil

23 juin 2022

Mara ou Tu peux en vouloir au soleil

Ils sont en train de ranimer les vieilles horreurs ; et tout ce qu’ils disent sont les échos des échos.
Méfiez-vous de prendre parti, contentez-vous d’observer.
Ce ne sont pas des criminels, ni des colporteurs et des petits journalistes, mais les gouvernements
Des plus grandes nations ; des hommes représentant
Avantageusement les masses humaines. Observez-les.
Le courroux et les rires
Sont plutôt inappropriés. Clairement il est temps
D’être désabusés, pour chaque personne de pénétrer le (…)

Au présent de tous les temps

31 mai 2022

Au présent de tous les temps

Cette correspondance rassemble près de 80 lettres que se sont échangées en deux temps Jean-Louis Giovannoni et Bernard Noël, qui sont deux boussoles, deux champs magnétiques incontournables du catalogue des Editions Unes, et du champ poétique contemporain. Une première période, ouverte en 1991, s’achève en 1995 après une vingtaine de lettres, avant de faire place à deux décennies de silence et la reprise des échanges en 2017, qui comptent près de 60 lettres jusqu’en 2020. Correspondance strictement (…)

Le langage et le puits

20 avril 2022

Le langage et le puits

Hai Zi
Traduction du mandarin par Yujia Yang
relue et corrigée par Pierre Vinclair

Silvatica

1er avril 2022

Silvatica

Traduit de l’allemand par Laurent Cassagnau

Aux Aresquiers

1er février 2022

Aux Aresquiers

Les 34 poèmes des Aresquiers nous parviennent comme une lettre effilochée dans le vent. Un murmure fragmentaire, roulé dans le ressac ; les derniers mots adressés à la mère défunte et tout ce qui s’efface, sauf la mémoire. Tout ce qui s’accepte aussi, malgré l’espace vide de la perte, face au soir, aux vagues lancinantes : « tu ne reviendras pas ». La maison, le jardin, le ponton, la mer, le phare, quelques éclats suspendus et indéfinis dans le soir, on n’en saura pas plus, le lieu préserve non pas son (…)

Mihubi

1er janvier 2022

Mihubi

la nuit pleine
la chambre
le hangar
la route
le verger
le mur
Nous traversons ici deux paysages, un bord de mer, ses vagues, sa plage, ses nuits, et Mihubi, une montagne où s’accrochent quelques maisons, des sentiers et des torrents, des murs effondrés, des moutons. Le monde semble cerné de brumes, d’obscurité, et une voix nous parle à travers l’épaisseur d’un rêve. Rêve murmuré par une langue souple, qui passe entre les vagues, les buissons, les racines, les bêtes.
Une langue qui tisse ses (…)

Je cherche l'obscurité

19 novembre 2021

Je cherche l’obscurité

Cette édition regroupe un choix parmi les poèmes écrits par Emily Dickinson au lendemain de la guerre de Sécession. Si les 5 années de la guerre ont coïncidé avec la période la plus intense de son activité poétique (937 poèmes entre 1861 et 1865), les cinq années qui suivent marquent un grand silence : 72 poèmes seulement de 1866 à 1870. Une forme de repli, et une intensité confiée à l’infime. Une lutte même, secrète, sous-jacente, contre « le givre de la mort », contre le malheur et la séparation. C’est le (…)

Opium à bord

8 octobre 2021

Opium à bord

Avant l’opium mon âme était déjà malade. Ressentir la vie, c’est convalescence et anémie Et je vais chercher dans l’opium qui console Un Orient à l’orient de l’Orient.
La vie à bord va finir par me tuer. Journées de fièvre dans ma tête Et, même si je cherche à m’en rendre malade, Je ne trouve plus de ressort pour m’adapter.
Incompétent astral et en plein paradoxe Je vis ma vie par plis mordorés, Onde où le point d’honneur est au creux Et les plaisirs mêmes sont ganglions de mon mal.
Alvaro de Campos est (…)

Écrits de la bête noire

10 septembre 2021

Écrits de la bête noire

Édition de Billy Dranty.
Ces trois textes inédits de René Daumal ont paru respectivement dans les troisième, quatrième, puis huitième (et ultime) livraisons d’un éphémère mensuel de 8 pages nommé La Bête noire (1935-1936), imaginé par Marcel Moré, Roger Vitrac, Michel Leiris, Raymond Queneau et Jacques Baron, et qui a compté Antonin Artaud ou encore Le Corbusier parmi ses contributeurs. La revue, à peine née, est l’objet de vives tensions entre plusieurs grandes figures du milieu littéraire, et cristallise (…)

Poème
de l’instant

James Sacré

Une fin d’après-midi à Marrakech

Parler s’en va dans la nuit, entièrement :
Comme un désir est dans le cœur.

James Sacré, Une fin d’après-midi à Marrakech, Éditions Ryôan-ji, 1998.