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Fonds : Jean-Pierre Sintive.

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Le soleil de la salamandre

17 mai 2019

Le soleil de la salamandre

Traduit du danois par Janine Poulsen.
60 poèmes, un pour chacune des années de la vie de l’auteur, de sa naissance en 1952, jusqu’à 2011. Une remontée chronologique de l’existence, qui s’ouvre sur l’enfance et ses mots primitifs, les premières appréhensions, les premières sensations de la vie. Les odeurs de la ferme familiale, de l’écurie, de la terre. En fragments, en ellipses, en évocations, des poèmes en forme d’éclats qui nous composent et nous traversent : le petit frère mort-né, les perte des (…)

Mire

10 mai 2019

Mire

Dans ce premier livre saisissant, acclamé par la critique littéraire américaine et finaliste du National Book Award en 2016, Solmaz Sharif embrasse l’histoire récente : la guerre Iran-Iraq, les attaques américaines au Moyen-Orient, Guantanamo…. Issue de l’exil, elle cherche à la fois sa mémoire et son foyer, la guerre est son lien naturel au monde. Pour ceux qui l’ont vécu, un conflit n’est jamais terminé, il se perpétue dans les images, entre hantise et témoignage. Mire est un tableau virtuose de (…)

Verger

12 avril 2019

Verger

Le verger n’est pas une métaphore, c’est un rapport au monde. Une attention constante au soin, à la forme des fruits, à la hauteur et la direction des branches. Une attention à des cycles plus vastes que l’homme. Faire croître c’est avoir conscience de l’environnement : pruniers, abricotiers, cerisiers, chaque arbre porte son caractère, sa nature. Patience, attention et gestes sûrs sont nécessaires à leur apprivoisement. Cédric Le Penven pèse les heures dans ce livre rythmé par l’écoute des arbres et la (…)

L'air cicatrise vite

18 mars 2019

L’air cicatrise vite

Depuis des années, je fréquente cet endroit. J’y déplace des pierres, fais des encoches dans les arbres. J’ai même planté des fleurs près du muret. Le plus souvent je m’assois et pendant une heure ou deux, je contemple le paysage.
De mes passages rien ne subsiste. Les encoches ont disparu et les pierres continuent leur course.
Le monde est peuplé d’ombres, les nôtres pour la plupart. Nous le traversons, nous déchirant dans l’air qui se referme si vite derrière nous. Gestes, respirations, mots, notre (…)

L'Oscil

15 mars 2019

L’Oscil

Ce premier livre d’Eva Mulleras se déploie dans une couture corporelle à la fois creusée et bafouée. Un corps sans corps, en dévoration, en dissolution. Une oscillation de masses et d’ombres, au bord du vertige. Avant la chute, une tension retenue, des mains des formes, des clartés. Le monde est coupant comme la lumière, dans la confusion des corps on déchire un regard ou le ciel. On s’épuise, on fuit, expulsés à la fois du rêve et de « notre peau inhabitable ». On se sort de soi-même, dans une (…)

Artiste et modèle

15 mars 2019

Artiste et modèle

De la peinture et du réel, lequel de ces deux mondes est le plus plat ? Et quelle est notre place, dans cet aller et retour entre le corps des images et notre propre corps, dans cet intervalle ? Carol Snow déplie les épaisseurs de notre présence aux choses, dans les impressions fugaces, les bruits du matin, les mouvements et l’attente. Son écriture retenue, mais jamais rétractée, s’ouvre de l’intérieur, dans une discrétion douce, en touches précises, irradiée de soudains accès d’intimité. Nous sommes (…)

Venise, de Jean-Gilles Badaire

21 décembre 2018

Venise, de Jean-Gilles Badaire

Jean-Gilles Badaire a peint ce carnet, que nous reproduisons au format réel, au cours d’un séjour à Venise effectué à l’automne 2017. Délaissant les rues et monuments typiques de la ville, il s’est intéressé à sa lagune, à la vision de l’île de Torcello au large de la cité. Badaire peint les brumes, l’humidité et le dépouillement du paysage, dans une simplicité ocre et crépusculaire.

La véranda

21 novembre 2018

La véranda

Dédié à la mémoire de la mère de l’auteur, La véranda est un livre d’évocations circulaires autour de la fixation de motifs répétés. Ecrit dans un féminin que vient compléter en délicate filiation le masculin, c’est une mélopée sur un fil, qui tournoie sans jamais tomber, autour de choses simples : la pluie, les fleurs, le jardin, les feuilles qui tombent. Et comment tout bouge entre ces choses, comme on les reprend, les répète, les fait tourner en soi. Valse lente d’une émotion faussement contenue entre (…)

Appareil. Vision. Nocturne., de Thomas Kling

21 novembre 2018

Appareil. Vision. Nocturne., de Thomas Kling

Traduit de l’allemand par Aurélien Galateau. Préface de Laurent Cassagnau.

La Jérusalem d'or, de Charles Reznikoff

5 octobre 2018

La Jérusalem d’or, de Charles Reznikoff

Traduit de l’anglais (États-Unis) par André Markowicz.
La Jérusalem d’or est le livre de réconciliation des identités juives et américaines de Charles Reznikoff. Entre évocations quotidiennes, chant biblique et conclusion philosophique, le recueil, porté par l’écriture objectiviste caractéristique de l’auteur, semble tendu entre lieu et histoire, entre Manhattan et Jérusalem. Pas d’exil ici, mais des rues étranges. Au milieu des vieux journaux abandonnés, des boîtes de conserves, des chewing-gums, des (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.