Un chemin en forêt d’André Markowicz

Un chemin en forêt d'André Markowicz

Imprimé en typographie, 24 p.

format 12x16 cm, 21 €

Edition limitée à 111 exemplaires sur Vélin d’Arches numérotés, les 33 premiers, sous couverture Richard-de-Bas, comprenant une peinture originale de Jean-Gilles Badaire, signée.

Corps jeté parmi les autres corps,
je suis fatigué, mais fatigué —
passe-moi tout doucement à gué,
dit le vieux, — les yeux fixés au nord.
Que je dorme, si je peux — je dors.
Marche impaire, premier temps marqué,
répercute sans désintriquer,
pour toi-même. Reste. Reste encore.
Marche. Ça chuchote, ça frissonne,
ce qui passe glisse, me traverse,
bruit de roues des peupliers d’averse,
ce que tu ramasses, tu le donnes.
Lourd, le souffle. La mesure berce,
son retour au même, sa couronne.

Paru le 1er mars 2017

Éditeur : Unes

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.