Triste Tristan suivi de Diglossie, j’y serre mes glosses de Paol Keineg

Triste Tristan suivi de Diglossie, j'y serre mes glosses de Paol Keineg

Accède au prestige
quand il tient la reine sous lui-
elle le mord, elle l’insulte
elle en peut plus-
il jouit, hostile-
deux chiens collés l’un à l’autre
au langage
fait de pelures-
j’ajoute un fou un nain un messager-
dans les limites de mon possible.

Paol Keineg est né en 1944. Pôète d’une rude et farouche exigence, son oeuvre est considérée comme une des plus décisives aujourd’hui. Il est aussi l’auteur de pièces de théâtre qui le placent parmi les auteurs importants de sa génération.

Paru le 1er octobre 2003

Éditeur : Apogée

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Arthur Rimbaud

Lettre à sa mère

Inutile de se noircir les idées tant qu’on existe.

Arthur Rimbaud, Lettre à sa mère, Aden, le 15 avril 1882.