Toute la Vérité sur le Cadavre de Paul Sanda

Toute la Vérité sur le Cadavre de Paul Sanda

" Où a-t-on trouvé le cadavre ? Je dis : où ai-je trou-
vé le cadavre ? Et ai-je trouvé la fente du cadavre, ce
que le corps laisse reposer dans le cœur de la viande,
dans l’orifice béant de la chair ? Le corps se déchire,
et la fente trace un étrange losange dans la chair. Une
fente incroyable, sortie de la chair, par la peau et par
la chair. Le corps s’ouvre ; coup sur coup, je le sens
devenir frais. Ce que j’ai su dire de ce corps, c’est à
ton corps de femme peut-être. Ce que tu as pu voir de
la chair véritable n’est que la partie ouverte de mon
corps mélangé.

[…]"

Paru le 1er décembre 2009

Éditeur : Rafael de Surtis

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.