Tourner la page / Hamlet divague

d’Éric Auvray

Tourner la page / Hamlet divague

C’est le récit d’un homme qui quitte l’être aimé sur une aire d’autoroute. Il fonce.
C’est le flux de ses pensées, un grand mouvement symphonique.
Hamlet divague : Le Prince Hamlet ne sait pas où aller dans Elseneur. Il a bien rendez-vous
avec « O’Phéli » (O’folie), avec le fantôme de son père qui connait maintenant ce qu’est la mort. C’est sans compter sur l’ennemi des Danois, le norvégien Timbras.
La mélancolie du Prince bouleverse les repaires du temps. Dans ses divagations, il parle d’aujourd’hui et des figures symboliques abandonnées.

Les thèmes que j’aime traiter sont inspirés par la mélancolie, la déambulation,
le corps dans son exaltation et sa déchéance, la solidarité : les moyens pour en rendre compte sont le cabaret,
la comédie, les blagues de potache, les variations du langage, les sentiments, le surréalisme,
la dynamique des contraintes d’écriture, les classiques, les contemporains, Pippo del Bono,
la Rabbia. Donc les symphonies de Mahler, Bruckner…

Paru le 22 avril 2021

Éditeur : Atelier de l’agneau

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

L’homme désert

Il n’y a pas d’aigle sans désirs.
Il n’y a pas d’aveugle sans regard.
Il n’y a pas de Bonheur.

Mais il n’y jamais ce chant tournoyant et délivrant, cette Parole de toujours, cette terrasse de splendeur portée entre les bras du jour, il n’y a pas ce chant et cette bouche qui chante, et ce corps qui chante cette bouche, et ce désir qui chante ce corps qui l’emporte à sourire, s’il n’y a pas Celle même qui attend encore, au milieu des palmes et des pluies, d’être déliée de son ombre.

André Delons, L’homme désert, Éditions Rougerie, 1986.