Théodore Balmoral

THÉODORE BALMORAL est depuis 1985 le nom d’une revue semestrielle indépendante entièrement consacrée à la littérature. On a souvent vanté la rigueur et la qualité de la revue ainsi que l’équilibre, la diversité et la richesse représentative de la littérature contemporaine des différents sommaires. Préside le souci de faire correspondre au texte de qualité une forme adéquate. Théodore Balmoral, sans être une revue de luxe, est particulièrement attachée à une présentation qui associe le souci de la sobriété et celui de l’élégance. Elle a publié près de deux cent cinquante auteurs français et étrangers.
Indifférent aux modes, plutôt dubitatif voire circonspect devant tout ce qui se publie, Théodore Balmoral n’en reste pas moins attentif à ce qui s’écrit, et recherche les perles - rares - dans le concert beuglant des huîtres contemporaines. Car les huîtres se sont mises à beugler depuis dix ans, comme des veaux. On est loin alors de ce que Théodore Balmoral défend, l’idée d’une « littérature que c’est la peine ». La formule mérite un commentaire. C’est simple : en son cœur se trouve la poésie (la poésie tombée dans la prose, aurait pu dire Gérard de Nerval, poésie, oui « critère de son authenticité » selon Georges Perros). Autant dire qu’on y pèse les mots au carat près et qu’on ne les aligne pas en dépit du bon sens, afin que ce moment improbable où nous nous resaisissons toujours dans l’étonnement, la joie ou la stupeur de vivre encore se perpétue.
En 2004 ont paru deux numéros : le n° 45, Compagnies de Pierre Bergounioux., et le n° 46/47, Le Trouble-fête, avec entre autres, des textes de William Goyen, de Joseph Roth, de Jacques Réda au sujet d’Audiberti, de Gilles Ortlieb, Denis Borel, Odette Pagier, Petr Kral, Paul de Roux, Bernard Baillaud, des entretiens d’Henri Thomas avec Christian Giudicelli…
Notons pour terminer que dans les derniers numéros de la revue, on a pu lire régulièrement de précieux inédits d’écrivains prestigieux : Charles-Albert Cingria, André Dhôtel, William Goyen, Henri Thomas, Robert Walser, Bohumil Hrabal, Joseph Roth, Claudio Magris, Charles Ferdinand Ramuz, Henri Calet. Excusez du peu. . .
Thierry Bouchard

Editions de poésie
Poésie contemporaine
Revue de poésie

Type de livres
Broché

Mode de diffusion
Nous-mêmes

Année de création : 1985

Nombre de parutions par an : 3

Tirage moyen  : 500 ex

Auteurs phares : P. Belton, P. Bergougnioux, P. Commère, Ch. Garcin, B. Krebs, ; G. Ortlieb, O. Pagier, J. Réda, J. Rondaut, P. de Roux, J.P. H. Tétart

Accepte de recevoir des manuscrits

Editeur : Thierry Bouchard
Tél : 02 38 51 07 12

Contact

5 rue Neuve Tudelle

45100

Orléans

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.