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Fils d'arabe de Zaineb Hamdi

1er mai 2017

Fils d’arabe de Zaineb Hamdi

Comment vivre avec des bouts de monde qui nous façonnent une identité multiple ? Qui nous tissent des liens ambigus avec le divin ? Qui nous placent en porte-à-faux face aux réalités cinglantes d’ici et d’ailleurs ? Par une écriture vive, tantôt teintée de traditions, tantôt nourrie de faits contemporains, l’auteure aborde des questions d’actualité à bras le corps, loin des clichés et des stéréotypes attendus et entendus.
"Filles d’arabe
Nous sommes toutes des boucliers, polis
Reflétant les rayons du (…)

Altitudes de Pierre Warrant

1er janvier 2014

Altitudes de Pierre Warrant

S’irriguer au reflet
écouter la source
s’habiller de pierre
emprunter la neige
être
à l’oubli du temps
dans l’énigme
de l’immense
avoir
ce qu’on ignore
ce presque tout
volé au vent.

Graphies, nue noire

11 novembre 2013

Graphies, nue noire

Photographie de Marianne Grimont
"Obturateur ou focale : l’oeil
cela ne suffit plus
Au profond
Qu’est-ce qu’on maîtrise ?"

L'autre côté de l'ombre

1er septembre 2012

L’autre côté de l’ombre

avant d’approcher
perdre
les mains ouvertes
le temps
glisse
venir
en s’éloignant
Illustrations par Alexandre Hollan

<i>Passage et Permanence</i>

1er juin 2008

Passage et Permanence

"C’est toujours une première fois que se lave le
ruisseau que le vent s’impatiente dans les veines de
l’ombre et qu’un chien sans attache flaire la vase du
temps"

Chemins du guet

20 octobre 2003

Chemins du guet

La terre apprend par coeur
un chant fluvial
pour l’ère des sirènes

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.