Table des négociations

Auteur : Serge Pey

Table des négociations

Table des négociations est la suite des versions de la lettre adressée à Diane Robertson, artiste « autochtone » montagnaise née à Mashteuiasth, par Serge Pey et publiée dans la revue Inter–le Lieu, Droit de voirie (Maelstrom ReÉvolution), Pourquoi j’écrase des tomates en disant mes poèmes (DocKs).
Dialogue politique, théorique et animiste, entretenu avec la poésie contemporaine, ce poème entre en résonance avec le travail de l’artiste ilnu de Mashteuiatsh autour de « l’esprit des animaux ».
Ce nouveau texte est aussi une partition de poésie sonore qu’il convient de réciter accompagné des chants d’oiseaux qui le regardent en miroir.
Témoignage engagé dans la reconnaissance des nations et des langues indiennes de la « Grande tortue », nom amérindien de l’Amérique du Nord, Table des négociations est un cri de révolte, un message politique et une lettre d’amour contre l’oubli pour ceux que Serge Pey nomme les « peuples du poème ».
Ce chant rythmé comme un rap archaïque, est le dernier volet de la série des poèmes indiens de Serge Pey.

Paru le 1er octobre 2015

Éditeur : La Passe du Vent

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.