Stanislas Rodanski

(1927-1981)
Né en 1927 à Lyon, sous le nom de Bernard Glucksman. De 1947 à 1948, il rejoint le groupe surréaliste, avec Alain Jouffroy, avec qui il noue une profonde amitié. Il publie la première revue surréaliste d’après-guerre : Néon. Mais il est déçu par le mouvement qui le rejette. Poète abandonné, constamment en révolte, il refuse toute intégration sociale et tombe dans la folie. Suite à des démêlés avec la police, il est interné le 20 janvier 1949 à l’hôpital de Perray-Vaucluse et passera les vingt-sept années de sa vie enfermé notamment à l’asile psychiatrique de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu à Lyon. Alain Jouffroy qui partagea sa chambre pendant deux mois avec lui explique leur désespoir en ces termes : « nous vivions la négation de la vie comme la seule manière décente de ne pas mourir. »

Extrait

Au cadran de la destinée
Notre heure est voilée
Nous ne faisons qu’une ombre
Ô durer encore avec nous-mêmes
Rester pareils au même
Pareils et se perpétuer
Mourir au bord des flammes
Naître avec le feu
Solitaire foyer
Notre flamme est sur la tour
Vigilante nuit d’amour
Brûle la flamme du jour

extrait de "C’était hier et c’ets demain", éd. Seghers, 2004

Bibliographie

  • Requiem for me, éditions des Cendres, 2009
  • Stanislas Rodanski, par Alain Jouffroy, Jmplace/poésie, 2002
  • Horizon perdu, Comp’Act, 1987
  • Spectr’Acteur, Déléatur, 1986
  • La Victoire à l’ombre des ailes, La Soleil noir, 1975
  • Dernières parutions

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