Son éclat seul me reste

C’est une chose terrible que l’on n’ose s’avouer, et encore moins écrire – que des êtres que l’on aime et que l’on espère toute sa vie, des êtres que l’on implore et que l’on attend sans plus y croire, vous libèrent lorsqu’ils partent, même si les conditions de leur mort sont irrecevables, inacceptables. Ils partent et vous délivrent d’une attente infinie.
Libérée de l’attente, je peux désormais te convoquer et entreprendre avec toi des voyages clandestins.

Natacha Wolinski, Son éclat seul me reste, Éditions Arléa, 2020.

Poème
de l’instant

Mahmoud Darwich

Au dernier soir sur cette terre

Dans le grand départ
Je t’aime plus encore

Mahmoud Darwich, 1941-2008, Au dernier soir sur cette terre, Traduit de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar, Actes Sud, 1994.