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Besoin de Poème

1er mars 2006

Besoin de Poème

Pourquoi n’ai-je pas pris une autre route, pourquoi n’ai-je pas cherché un travail normal, comme on disait, comme si écrire et dire des poèmes n’était pas un travail. J’aurais pu être… Mais je ne voulais, pour rien au monde, changer de cap. Peut-être parce que depuis ma sortie, mon évasion de la pension où je m’étais senti très malheureux, je ne voulais plus recevoir d’ordre de quiconque, sauf ceux que je me donnerais à moi- même. Sûrement parce que j’avais trouvé dans la poésie, la mienne et surtout celle (…)

Comment faire disparaître la terre ?

1er mars 2006

Comment faire disparaître la terre ?

Comment faire disparaître la terre ? est un livre qui pose des questions contemporaines (comment s’évader si on est prisonnier ? quels sont les critères pour l’achat d’un pull ? poursuoi boire autant de verres d’eau et si peu de verres de vin ? comment s’orienter dans un lotissement de banlieue ?) et y répond en complusant les documents disponibles, du site internet à la biographie littéraire ou au feuilleton télé.
Ce texte hybride, poétique, philosophique et déjanté est une tentative sérieuse et (…)

La terre vaine et autres poèmes de Thomas Stearns

1er mars 2006

La terre vaine et autres poèmes de Thomas Stearns

Collection Points/ Poésie
Traduit de l’anglais par Pierre Leyris.
"Il n’y a pas même de solitude
dans les montagnes
Mais des faces enflammées des faces
hargneuses qui ricanent
Au seuil des maisons de boue craquelée".
Ce volume, présenté dans une traduction de Pierre Leyris qui fait référence, se compose de plusieurs groupes de poèmes suivis de notes (certaines établies par T. S. Eliot lui-même). Premiers poèmes, Mercredi creux, Mercredi des cendres, Poèmes d’Ariel, Quatre quatuors, éclairent une (…)

Oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor

1er mars 2006

Oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor

"Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noir
Masque aux quatre points d’où souffle l’Esprit
Je vous salue dans le silence !"
Ce volume comprend l’oeuvre poétique intégrale de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) : Chants d’ombre, Hostie noires, Ethiopiques, Nocturnes, Lettres d’hivernage, Elégies majeures, Poèmes perdus, ainsi que Dialogue sur la poésie francophone et un ensemble de poèmes (…)

<i>Cadastre suivi de Moi, Laminaire… d'Aimé Césaire</i>

1er mars 2006

Cadastre suivi de Moi, Laminaire… d’Aimé Césaire

"Sur un arc de cercle dans les mouvements publics des rivage la flamme
est seule et splendide dans son jugement intègre".
Ce volume est constitué de la version définitive de Soleil cou coupé et de Corps perdu, réunis sous le titre général de Cadastre, auquel s’ajoute le dernier recueil d’Aimé Césaire, Moi, Laminaire….

<i>Le reste du voyage</i>

1er mars 2006

Le reste du voyage

"ici la limite indique l’ouverture
l’infini se dévoile à partir du clos
le temps devenu forme a tué le temps."
Voyages et séjours, lieux du monde et de passage - le mont Athos, le Mexique, de multiples villes et trajets -, les poèmes du Reste du voyage essaient de restituer ce moment fugace d’une coïncidence entre l’espace d’un regard et celui d’un lieu, ce spectacle des choses et des êtres (un arbre, un corps…) et la nomination impuissante devant la profusion de la vie ou, à l’opposé, de la (…)

Anthologie de Haïkus

1er mars 2006

Anthologie de Haïkus

Texte français de Roger Munier.
Préface d’Yves Bonnefoy
"De temps à autre
les nuages accordent une pause
à ceux qui contemplent la lune".
Bashô
Le haïku, admirablement mis en lumière par Yves Bonnefoy dans sa préface, est un poème en trois vers dont l’origine est presque ancienne que la poésie japonaise traditionnelle. Parmi les nombreux auteurs présents dans ces pages, quatre grands noms, qui ont ponctué l’histoire du haïku, se détachent : Bashô (1644-1694), Buson (1715-1783), Issa (1763-1827) et (…)

Typoèmes de Jérôme Peignot

5 février 2004

Typoèmes de Jérôme Peignot

Quand l’écriture alphabétique - abstraite et linéaire -, après 3 500 ans de domination absolue, cède le pas à l’écriture pictographique pour rendre à la langue la dimension graphique qui lui faisait défaut. Typoèmes, des compositions tant littéraires que plastiques, ou la jubilation de la langue sous toutes ses formes… Enfin mobile, l’écriture sort de la torpeur dans laquelle l’entretenait le langage et s’éveille à la prise en charge du concret. Alors, par typoésie interposée, on assiste à un nouveau matin (…)

Ce Maroc !

1er janvier 1975

Ce Maroc !

Avec des encres de chine de Mechtilt.
« Les titres allaient bon train, le train battit une ombre non Circé l’homme erra par la gibecière de banques. » Nous y sommes en plein, sans qu’il soit possible de faire dire aux poèmes (ces poèmes !) autre chose que les pas qu’ils nous font franchir, le souffle qu’ils nous mettent dans la gorge : « Terre à jamais termitée onctueuse errant sur mon dos l’ondoiement des éclairs qui aigrissent la musique en cheville. » Entre deux limites données par l’exilé (…)

Poème
de l’instant

Ana Istarú

Saison de fièvre

Yo soy el día.
Mi pecho izquierdo la aurora.
Mi otro pecho es el ocaso.

Je suis le jour.
Mon sein gauche l’aurore.
Le droit, le crépuscule.

Anna Istarú, Saison de fièvre, Traduit de l’espagnol (Costa Rica) par Gérard de Cortanze, La Différence, Éditions Unesco, 1997.