Serge Pey par Arlette Albert-Birot

Auteur : Serge Pey

Serge Pey par Arlette Albert-Birot

Rien de plus difficile que de pénétrer dans l’univers poétique de Serge Pey. Être polymorphe, il est poète, récitant et acteur, et n’hésite pas à allier deux formes d’expression, en apparence contradictoires : l’oralité et l’écriture. De cette union hybride est née la « poésie-action », dont Serge Pey tente d’explorer les moindres aspects, à la fois dans ses poèmes et dans ses performances.

Arlette Albert-Birot nous propose de découvrir l’œuvre du poète à travers l’homme. Elle nous en avertit d’emblée : « On ne trouvera ici ni un essai sur Serge Pey ni une analyse de sa poétique. J’ai d’abord admiré l’œuvre puis j’ai appris à aimer l’homme ; je ne peux plus séparer l’un de l’autre. »

Elle met à nu les multiples facettes de ce « tisserand des mots » : poète démiurge, poète acteur, poète « marcheur » et engagé, « champteur » – car tout poète est un créateur de champ – ou encore, « poète aux bâtons ». Serge Pey aime cette dernière appellation. En effet, le bâton est au centre de sa poétique et symbolise la poésie-action : « Entre l’auditoire et lui, il y a le bâton ; il figure le concept de poésie-action, comme un trait d’union qui sépare. »
Le lecteur n’a plus alors qu’à emboîter le pas au bâton du pèlerin-poète et à se laisser guider, par Arlette Albert-Birot, dans la demeure mystérieuse d’un poète composite.

Paru le 1er septembre 2006

Éditeur : Jean-Michel Place

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Paul Celan

« Ein Nichts waren wir, sind wir, werden wir…

« Ein Nichts
waren wir, sind wir, werden
wir bleiben, blühend :
die Nichts-, die
Niemandsrose. »

_

« Un rien
nous étions, nous sommes, nous
resterons, en fleur,
la rose de rien, de
personne. »

Paul Celan, Traduction de Martine Broda.