Sans adresse, l’automne

Auteur : Jean-Albert Guénégan

Sans adresse, l'automne

L’ouvrage se présente comme un triptyque ayant pour sens commun l’humain au coeur de son quotidien. Dans la première partie, l’auteur aborde en toute humilité le caractère éphémère de la vie, s’appuyant sur le choc émotionnel ressenti au décès de ses parents.
La deuxième partie est une anthologie non exhaustive de quelques illustres poètes bretons.
Enfin, d’après l’Homme qui marche d’Alberto Giacometti, il exprime la fragilité de l’être humain, abordé par le biais de ces hommes et de ces femmes que certaines plaies existentielles d’ordre moral ou social enferment dans un statut dérangeant, celui des "sans domicile fixe"…

Paru le 1er décembre 2012

Éditeur : Editinter

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Je suis la fille du baobab brûlé

Elle a une main dans la main du désir
Nous ramons en haute mer
Les eaux suffoquées cassées
Masses pendues aux os tendres
Où je meurs dialogue des corps
Le voyage est infini sur les routes de lumière
Le vin des amants est un baiser mortel

Au chant de la bien-aimée
Un soupir rend l’éternité
Mêlant l’anatomie des sens
Notre histoire refuse la chronique des héros
Le sexe humide du poème
Nourrit l’espérance du monde
Nous arriverons ensemble
Nous cheminerons ensemble
Nous partirons ensemble
Au contrepoint de la terre

Ce qui n’est à personne est à moi
J’embrasse le crépuscule d’eau
Je suis debout au flanc des nuages
Je respire l’air frais du soir
Tant qu’il y aura une étoile
Je brillerai avec ma chanson
Et je chanterai à voix de tête

Rodney Saint-Éloi, Je suis la fille du baobab brûlé, « Elle a une main dans la main du désir », Mémoire d’encrier, 2015.