S’éclipser d’Aliette Griz

S'éclipser d'Aliette Griz

En une succession de tableaux apparemment légers sur les rapports homme-femme, une jeune mannequin revient sur la relation qu’elle a eue avec un politicien pendant près d’une année. Une passion. Un coup de coeur. Jusqu’à ce qu’elle décide de s’en aller, aliénée par cette vie dans les plis et le caractère autocentré d’un compagnon qui ne la considère pas (je voyais bien que tu faisais un immense effort pour mettre ton intelligence à ma portée), et qu’elle se mette à démonter, bloc après bloc, ce truc un peu intime et vaguement fantasmé qui s’appelle le couple. Un premier roman brillant, qui marque l’avènement d’un style et qui, sous son petit air superficiel, nous remue en réalité à l’endroit où il importe de l’être : en notre humanité.
Née en France avant l’internet mais expatriée par à-coups, Aliette Griz est installée à Bruxelles, qui lui a inspiré sa première publication : C’est tramatique, paru aux Éditions MaelstrÖm en 2013. Elle aime bloguer à plusieurs et écrire seule (ou le contraire). Le mardi, elle tweete pour les Midis de la poésie. Certains soirs, elle fait partie du Collectif Mots de passe. Elle éprouve chaque jour la satisfacpression d’être une femme de ce monde.

http://aliettegriz.org/

Paru le 1er mars 2015

Éditeur : L’arbre à paroles Maison de la Poésie d’Amay

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.