Résurrection permanente d’un cinéaste amoureux

Auteur : Damien Odoul

Résurrection permanente d'un cinéaste amoureux

Préface d’André S. Labarthe

150 dessins de Noyau

Que se passe-t-il lorsqu’un cinéaste hors du commun rencontre un grand dessinateur  ? Un dialogue détonnant.
Damien Odoul a réalisé à ce jour sept longs-métrages, dont Le Souffle, récompensé à la Mostra de Venise en 2001, et La Peur, prix Jean Vigo 2015. Il a fait jouer à contre-emploi de nombreux acteurs — Pierre Richard, Anna Mouglalis, Laetitia Casta, Benoît Magimel, Mathieu Amalric, Emmanuelle Béart… —, et révélé de sublimes inconnus.

Film après film, il construit une œuvre rare où chaque plan forme un tableau, et dans chaque tableau vibre une pensée.

À travers des notes de tournage rédigées sous forme d’aphorismes, suivies d’un bilan-poème sans concession — une «  mise au point  », devrait-on dire —, Damien Odoul livre son rapport passionné, intransigeant, au cinéma, tandis que le pinceau virtuose et expressionniste de Noyau revisite sa filmographie, saisit au plus près la justesse du cadre, la puissance du geste.

L’œil du dessinateur rejoint celui du cinéaste, dans une résistance commune à la tyrannie de l’anecdotique.

Paru le 1er novembre 2016

Éditeur : Cahiers dessinés

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.