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Neuilly

Vers les murs cyclopéens

1er avril 2008

Vers les murs cyclopéens

"Le mot qui coince.
Gravats venu, gorge nouée,
contredire remblai
devant le mur où ressemblance échappe, à
toute conduite tenue, toute nuance."

L'histoire du feu de David Mus

1er mai 2007

L’histoire du feu de David Mus

L’arbre, équivoque, cloche, rend,
j’y reviens, ce son : pas d’arbre
pas d’homme ; mot à mettre
au feu ; pas moi, car : j’y reviens
Manque à gagner, pas révisé là :
dislocation ; car de nouveau,
le frène penche, en contre
[…]
Dessins de George Ball

Ecrits et dessins de nuit

29 novembre 2004

Ecrits et dessins de nuit

Sur le tard, il lui arrivait de dire qu’il ne voyait jamais d’étoiles fixes et fières dans les ténèbres, ça n on, surtout pas.
Qu’il ne traquait pas non plus les rêves, ces nuages gorgés de la pluie du sens caché, en général assez ventrus, et qui tout à coup s’épanchaient.
Quel e seule chose qui l’aimantait vraiment, c’étaient les éclats, les reflets, les copeaux de lumière qui se déplaçaient sans cesse dans son sommeil, dansaient, tournaient dans tous les sens, infatigables, à une vitesse impensable.
Les (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.