Purgatoire : La Divine Comédie

Purgatoire : La Divine Comédie

Texte original de Dante Alighieri. Préface et traduction de Danièle Robert

"Dans ce deuxième volet de La Divine Comédie, Dante instaure un climat bien différent de celui de l’Enfer. À la descente dans les profondeurs de la terre au milieu de cris, gémis sements, violentes invectives, à l’image de corps soumis aux pires tortures s’oppose dans le Purgatoire une montée sans heurts vers le paradis terrestre, au cours de laquelle les âmes rencontrées par le poète affichent une grande sérénité, qu’accompagnent chants, hymnes, psaumes. Elles s’adressent à lui avec une bienveillante courtoisie. Le Purgatoire est tout entier placé sous le signe de la musique, joue des assonances et correspondances qui fondent son harmonie singulière. Parmi ces dernières – nombreuses – que le lecteur est convié à goûter figure avec force le chef-d’œuvre d’Ovide que Dante, parallèlement aux Écritures, cite abondamment : Les Métamorphoses. Métamorphose, transformation, élévation bien sûr : on verra là une éthique et même une politique de tout le poème dantesque dont, dans cette idée, le Purgatoire peut être considéré comme le sommet."

Paru le 12 octobre 2018

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Prose

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.