Prévert et le cinéma

Auteur : Jacques Prévert

Prévert et le cinéma

Le 11 avril 1977, les volutes de fumée des cigarettes consumées emportèrent Jacques Prévert. Quarante ans après, le moment est venu d’apporter un nouvel éclairage sur son oeuvre cinématographique, permis grâce à un travail de recherche mené sans relâche depuis une vingtaine d’années par l’auteur de cet essai.
Des films non visibles le sont devenus ; des archives se sont ouvertes ; des scénarios inédits ont été découverts. Autant de connaissances accrues qui permettent d’approfondir les analyses et par conséquent de revisiter les rapports étroits et intenses que Jacques Prévert a entretenus avec le 7e art. Au programme ?
Les attirances et répulsions cinématographiques. L’écriture des premiers ciné-textes. Les films considérés aujourd’hui comme des chefs d’oeuvre du cinéma français, réalisés entre autres par Marcel Carné, Jean Grémillon, Paul Grimault, Pierre Prévert, Jean Renoir. Les formes courtes, du documentaire au dessin animé. La gouaille et les dialogues inimitables. Et l’inventaire n’est pas fini…
Que la séance commence !

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l’université Paris-Est Marne-la Vallée, Carole Aurouet consacre notamment ses recherches à l’oeuvre multiple de Jacques Prévert : "Prévert & Paris. Promenades buissonnières" (Parigramme, 2017), "Jacques Prévert. Une vie" (Les Nouvelles éditions Jean-Michel Place, 2017), "L’Amitié selon Prévert" (Textuel, 2016), "Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert" (Textuel, 2012), etc.

Paru le 1er mars 2017

Éditeur : Jean-Michel Place

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.