Poèmes mystiques d’Hallaj

Poèmes mystiques d'Hallaj

Traduits de l’arabe, présentés et calligraphiés par Sami-Ali
Edition bilingue “La Petite Bibliothèque de Sindbad”
Fulgurante figure de la mystique en Islam, Husssein Mansour al-Hallâj
appartient à cette rare pléiade de poètes pour qui la poésie fait un avec la pensée. D’origine persane, Hussein Mansour al-Hallâj est né en 857. Après avoir longtemps vécu auprès des maîtres soufis, il rompit avec eux et prêcha sa propre doctrine mystique, suscitant l’hostilité des autorités politiques, mais aussi des théologiens orthodoxes, tant sunnites que chiites, et même des soufis. Il fut condamné à mort en 922 et affreusement torturé, crucifié, décapité et brûlé. Il aurait auparavant déclaré “Ana al-Haqq”, “Je suis la vérité créatrice” ; Cette parole célèbre, objet d’innombrables commentaires, fut considérée comme un blasphème, bien que de nombreux mystiques (dont Rûmî) n’y aient vu qu’une preuve d’humilité (Hallâj n’étant rien, Dieu Seul demeure).

Paru le 1er novembre 2006

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : humus formé par l’effritement et l’évaporation de nos rêves – diurnes autant que nocturnes ¬–, et que viennent féconder les songes ainsi qu’une abeille féconde les fleurs où elle butine. Les songes, montés (ou descendus ?) des confins du visible.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.