terrains vagues

Tu cueilles pour moi
des mûres poussiéreuses
au goût de septembre
et pendant qu’entre mes dents
je tente d’écraser les petites graines
je me dis que grandir
c’est à chaque fois quitter l’été.

Géraldine Hérédia, terrains vagues, Le port a jauni, 2021.

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : cet inconnu sis au plus intime de soi comme une abeille lovée dans l’ombre pourpre des pétales d’une rose tout en plis et replis pour s’y nourrir de son odeur, de ses sucs, de sa chair, de sa tiédeur. De ses secrets.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.