Poèmes de veille de Jean Royer

Poèmes de veille de Jean Royer

Ces « poèmes de veille » s’inventent en dialogue avec certaines fulgurances d’Héraclite, le passager de l’éclair. Depuis le mystère d’origine brûle un feu paradoxal, entre le fin mot de l’amour et la bouche bée de la mort. Alors le poète interroge son destin. Quel est donc ce cheval blanc qui devient le poème et nous dessine un chemin inachevé ? Peut-on dire que l’unité du monde est en nous par le mouvement de la parole ? Comment réunir en un seul mot naître et mourir ? La qualité du langage est dans l’écoute, rappelle Héraclite. Ainsi le veilleur poursuit sa méditation : que peut-on espérer sinon l’Inespérable.
116 p.
16,95$
ISBN 2-89018-497-8

Paru le 1er décembre 2002

Éditeur : Le Noroît

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : cet inconnu sis au plus intime de soi comme une abeille lovée dans l’ombre pourpre des pétales d’une rose tout en plis et replis pour s’y nourrir de son odeur, de ses sucs, de sa chair, de sa tiédeur. De ses secrets.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.