Poèmes de l’infime amour de Michel Leclerc

Poèmes de l'infime amour de Michel Leclerc

Regarde

Ai-je ou non trop aimé
ta lèvre qui demeure ?
Et ton souffle apaisé
Et tes paupières mêlées d’ombres et d’erreurs
Regarde mon amour dans tes mains mon visage
si lent à quitter le trémail de tes yeux
Regarde une seule fois
l’élan de la nuit toujours enlevée
Regarde mon amour dans mes mains ta douleur
Le temps se lève comme un désir
tout armé à côté de toi
Regarde dans tes yeux l’étoile vraiment noire
Ma soeur toujours neuve
Reviens à travers l’impossible qui te garde
Arrive par la déchirure immense
dans laquelle se mire
le battement ténébreux du monde
Je te rencontre enfin là où j’ai tout gagné
et peut-être tout perdu

Paru le 1er janvier 1997

Éditeur : Le Noroît

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Coplas

Admire l’étonnante chose :
mon ombre posée sur le mur
et à la fenêtre la lune !

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.