Poèmes

Anna Akhmatova

Au seuil du printemps, il est certains jours
Où la prairie se repose sous la neige dense,
Où les arbres font un bruit gai et sec,
Où le vent tiède est tendre et moelleux,
Où le corps s’étonne de sa légèreté,
Où l’on ne reconnaît plus sa maison,
Où la chanson qui déjà lassait
On la chante avec émoi, comme neuve.

Printemps 1915
Slepnévo

Anna Akhmatova, Poèmes, traduit du russe par Claude Frioux, Éditions Librairie du Globe, 1993.

Poème
de l’instant

Brûler brûler brûler

Approcher le sublime et le laisser se poser sur notre
épaule allait exiger de nous une certaine patience…

Lisette Lombé, Brûler brûler brûler, Éditions de l’Iconoclaste, 2020.