Poème pour Emily Dickinson

Alejandra Pizarnik

De l’autre côté de la nuit
l’attend son nom
son subreptice désir de vivre,
de l’autre côté de la nuit !

Quelque chose pleure dans l’air,
les sons dessinent l’aube.

Elle pense à l’éternité.

Alejandra Pizarnik, « Poème pour Emily Dickinson », traduit de l’espagnol (Argentine) par Jacques Ancet, La dernière innocence, Ypsilon Éditeur, 2012.

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : question qui nous échoit, question que rien n’épuise.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.