Po&sie n°133

Po&sie n°133

Avec Claude Lefort
Adieu à Luciano Erba

Martine Broda Lettre d’amour, poèmes présentés par Esther Tellermann

Poésie et les rroms
Pierre Chopinaud Des caravanes sans roues
Claude Mouchard Vestiges d’un camp ? Montreuil-Bellay

Annette von Droste-Hülshoff Songe d’un jour d’été, traduit de l’allemand par Patrick Suter
Joachim Sartorius Hôtel des Étrangers
E. C. Belli Trois poèmes

Erich Auerbach Cinq lettres à Walter Benjamin, traduit de l’allemand par Robert Kahn
Carlo Ginzburg Auerbach et Dante - quelques réflexions, traduit de l’italien par Martin Rueff
Tiphaine Samoyault Le détail, l’unique : une pensée de la reconnaissance
Mario Mancini La défaite d’Alypius - Auerbach à Weimar, traduit de l’italien par Martin Rueff

Pietro Pucci Le ventre d’Ulysse, traduit de l’italien par Jeanine Routier-Pucci

Giorgio Agamben Pâque en Égypte, traduit de l’italien par Martin Rueff

Paru le 1er décembre 2010

Éditeur : Belin/ Po&sie

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.