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Répondre aux oiseaux

1er septembre 2016

Répondre aux oiseaux

L’oiseau lance chaque matin son appel au poème. Si je n’écoute pas son chant, je perds tout lien avec la création.
Si, à l’inverse, je me laisse gagner par ses pépiements, j’entre dans un état de conscience qui me remet au monde. Dialoguer d’égal à égal, d’humble à humble, avec l’oiseau m’apparaît comme la plus belle des feuilles de route.
Les poèmes, souvent brefs, qui composent ce recueil ont l’allure de notations. Un relevé d’émotions toutes simples tracé au jour le jour.
Pas de plan ni d’ordonnancement (…)

D'un bol comme image du monde

1er mai 2016

D’un bol comme image du monde

D’un bol comme image du monde a été publié une première fois chez Le Loup de Gouttière, en 1999, avant de figurer dans une édition bilingue français-vietnamien deux ans plus tard. C’est un nouvel éclairage sur les vers minimalistes de Werner Lambersy qu’apporte cette troisième édition enrichie d’illustrations épurées, légères et gracieuses. Espace creux, écho d’images, universel réceptacle où se love le germe de l’existence, le bol parvient à contenir le cosmos, à réunir le vaste et le minuscule suggérés dans (…)

Minutes d'été

1er octobre 2015

Minutes d’été

Une plume au gré du vent de l’été… François David partage ses petits instants de bonheur, poétiques et fugaces en dialogue avec le merveilleux crayon de Joanna Boillat.
"Une plume
dans l’air
comme un poisson
dans l’eau"

"Sur la plage torride
le souvenir
du gel et du givre"

Le mangeur de nèfles

1er mars 2014

Le mangeur de nèfles

Saisi dans sa fugacité, le quotidien observé ici par le poète apparaît à travers une série d’instantanés livrés en vers libres évoquant le haïku. Entre coups d’œil sur les choses les plus anecdotiques et clins d’œil sur des réflexions plus profondes, Werner Lambersy, figure importante de la francophonie poétique, nous livre une fragrance, une évanescence, le soupir des petites joies de tous les jours.
Mangeur
de nèfles dorées
en sandales dans un sous-bois de (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.