Pablo Neruda par Jean Marcenac et Claude Couffon

Auteur : Pablo Neruda

Pablo Neruda par Jean Marcenac et Claude Couffon

Collection Poètes d’Aujourd’hui

"Et ce fut à cet âge… La poésie
vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d’où
elle surgit, de l’hiver ou du fleuve.
Je ne sais ni comment ni quand,
[…]
sans visage elle était là
et me touchait."

Ces vers, extraits du Mémorial de l’Île Noire, laissent entendre quelle place Pablo Neruda (1904-1973), prix Nobel de littérature, assigne à la poésie. Au cœur de ses poèmes, une seule préoccupation : l’homme, poursuivi, exploité, aliéné. L’homme de douleur et d’amour, auquel le poète chilien révèle le pouvoir des métaphores, sans jamais dissocier l’engagement et le lyrisme, la révolte et le désir.
Cet ouvrage est le deuxième que la collection « Poètes d’aujourd’hui » consacre à Pablo Neruda. Le texte de Jean Marcenac, maintes fois réédité par les éditions Seghers entre 1953 et 1976, y est complété par une étude de Claude Couffon, traducteur et ami du poète. L’anthologie donne à lire des poèmes de jeunesse récemment mis au jour et les œuvres majeures de Neruda : Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée, Résidence sur la terre, Les Vers du Capitaine, La Centaine d’amour et Le Chant général , œuvre maîtresse de la poésie latino-américaine de notre temps.

Paru le 1er septembre 2004

Éditeur : Seghers

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.