Orifices du murmure de Patrick Quillier

Orifices du murmure de Patrick Quillier

"Il faudrait que je te compare à une nuit d’été
Mais j’aurais trop d’étoiles à dénombrer lorsque ton corps
n’a que ses yeux, qui me suffisent. Et si la Voie lactée
abreuve l’infini, d’autres humeurs comblent l’infime.

Te comparer ainsi serait te faire nuit dans la
nuit, hiver dans l’été, toi qui fais ma lumière autant
que ma nuit, toi qui mets l’été dans les intempéries.
La nuit d’été s’effacerait en toi et tu perdrais

ton être dans la nuit. Il ne faut plus te comparer.
La douceur de tes mains n’est que la douceur de tes mains,
et c’est immense et délicieux à ce que tu caresses.

Seule une litanie est désormais possible ici
où je célèbre en toi, pour toi, par toi, de toi, ce qui
à travers notre amour est toi en moi et toi en toi."

Paru le 1er juin 2010

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

François de Cornière

Quelque chose de ce qui se passe

Je soulève une pierre
et c’est ma vie dessous.

François de Cornière, Quelque chose de ce qui se passe, Le Castor Astral, 2021.