Obsidiane

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Sens

En passant

10 mai 2019

En passant

Écrits sur plusieurs années, des poèmes reflétant des sensations fugaces transcrites dans l’instant, retravaillés légèrement par la suite. Le poète livre ses petites visions du quotidien à la fois tendres et humoristiques mais aussi empreintes d’une certaine mélancolie.

Un ciel au bord du ravin

5 février 2019

Un ciel au bord du ravin

C’est un recueil de poèmes d’amour. Le souvenir se conjugue à tous les temps. Le monde s’y récapitule aussi bien que dans un vaste poème que dans quelque admirable récit-lettre.

L'oseille les citrons de Maxime N'Debeka

1er septembre 2016

L’oseille les citrons de Maxime N’Debeka

Collection Le Manteau et la Lyre dirigée par Nimrod
« 980 000 nous sommes
980 000 affames
brisés
abrutis
Nous venons des usines
Nous venons des forêts
des campagnes
des rues
Avec des feux dans la gorge
des crampes dans l’estomac
des trous béants dans les yeux
des varices le long du corps
Et des bras durs
Et des mains calleuses
Et des pieds comme du roc
980 000 Nous sommes
980 000 Ouvriers
chômeurs
et quelques étudiants
Qui n’ont plus droit qu’à une
fraction de (…)

Partition noire et bleue de Monchoachi

1er mars 2016

Partition noire et bleue de Monchoachi

Un livre qui s’inscrit dans le continuum d’une incroyable et fascinante entreprise langagière. C’est à la fois le livre d’un explorateur, d’un penseur, d’un ethnographe aussi bien, mais par-dessus tout d’un grand poème fondateur.

Errance à l'os d'Yves Mabin Chennevière

1er juin 2015

Errance à l’os d’Yves Mabin Chennevière

Peintures de Ronan Barrot
Errance à l’os est un long thrène d’une seule phrase continue, onirique et narrative. Le rêve et le réel se disputent l’espace poétique ouvert par un explorateur et son double - témoins-acteurs des évènements dramatiques qu’ils suscitent, subisse…

Dans l'oeil de l'oubli suivi de Rougigogne

1er juin 2015

Dans l’oeil de l’oubli suivi de Rougigogne

Il y a ces premiers cahiers, quatre ou cinq, que sans doute je détruirai. Parce qu’ils sont la trace d’une sorte de crise informe ; celle d’une affectivité qui sait mal reconnaître ce qu’elle découvre en son corps, qui veut s’en défaire (ou en sublimer le poids) tout en l’affirmant de façon désespérée, plutôt que de l’accepter dans un solide contentement d’être. Celle aussi d’un désir de penser sans s’en donner les moyens de le faire par des lectures autour desquelles il aurait fallu réfléchir, en écrivant (…)

Secousse N°15

1er mars 2015

Secousse N°15

Poésie Anne Belin ► Notes de Tram-e Pina avec ses mains de Christ roman, ses grandes mains parallèles. Quelque chose avec le souffle, avec les coudes…
Giuseppe Conte
Giuseppe Conte ► 6 poèmes traduits de l’italien par Christian Travaux J’ai été toutes les saisons pour toi. Et tu ne te rappelles pas le printemps acide, pointu des premiers baisers…
Frederik Ekelund
Fredrik Ekelund ► Autogéographie traduit du suédois par Jean-Louis Galibert (…)

Toi, le possible chimérique de Maxime N'Debeka

1er février 2015

Toi, le possible chimérique de Maxime N’Debeka

Collection Le Manteau et la Lyre
RÉCIDIVE
À cor et à cri la poésie ébruite le désir sans limite de
Beauté
toutefois
l’ire ne nidifie pas dans les briques de l’existence
comme si la nuit couve des hybrides stériles comme si
la saison illimitée de frimas pétrifie les racines du Bonheur
*
cependant
ici
en ce présent comme l’hier
une marque fossile de toi authentifie le revif de sève dans
les sédiments de la Promesse
En savoir plus sur (…)

Photos-Impressions 102 rêves de Daniel Grojnowski

1er novembre 2014

Photos-Impressions 102 rêves de Daniel Grojnowski

Photographies de Wen Juan Guo
"Le poète n’est pas un sujet
mais le sujet d’un poème
placé quelque part
à la première personne

Mauvaises langues de Paul Keineg

1er novembre 2014

Mauvaises langues de Paul Keineg

Faire glisser sa plume
sur les méchancetés du monde -
il faudrait être fou
de ne pas répondre à l’espoir que font naître
les choses sans importance,
avec obligations réciproques
et salut
aux entraves de la langue.
Finie la position claire,
mon odeur n’est pas étrangère
à l’odeur des serfs
qui à la belle saison
opéraient en bras de chemise.
Où croyez-vous que je m’absente
quand je m’absente,
mal reçu et apaisé (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.