Objet perdu de Simonne Henry Valmore

Objet perdu de Simonne Henry Valmore

En s’adressant au poète disparu, Simonne H. Valmore nous entraîne dès les premières lignes dans un vagabondage intime et intimiste au cœur de l’œuvre, de l’époque, de l’univers humaniste d’Aimé Césaire.

La poésie ne connaît nulle frontière. Au passage, on sondera les coulisses martiniquaises de la psychanalyse, on suivra l’un de ces enfants dégourdis qui harponnent le touriste en Haïti, ou le gardien d’un cimetière parisien aux lectures inattendues.

Les idées s’appellent et se répondent au rythme des souvenirs, et à celui du retard de conversation : tant de choses restent à dire à Aimé Césaire. Car l’auteur a connu le destinataire de sa missive. Et, fille de Gabriel Henry, l’ami qu’une estime mutuelle n’aura jamais séparé du poète par-delà les différends politiques, elle est la dépositaire d’une mémoire familiale.

Entre témoignage, conversation et digressions, les mots sont à l’honneur. Ceux du poète, ceux qui l’ont nourri, ceux qu’il a suscités, et tous ceux qui hantent ses lecteurs.

Paru le 1er novembre 2013

Éditeur : Présence africaine

Genre de la parution : Prose

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.