Notre nom est une île

Auteur : Jeanne Benameur

Notre nom est une île

Le mot de l’éditeur :

Poète, Jeanne Benameur ? Bien des lecteurs ignorent, que la romancière est entrée en littérature avec la poésie. Son premier livre, Naissance de l’oubli, publié en 1989 aux Éditions Guy Chambelland, était un recueil de poèmes. Depuis ? Le silence, qui n’est ni la mort ni le reniement : Jeanne n’a pas cessé d’écrire, la poésie ne l’a pas quittée. Comme une eau se perd dans le sol pour suivre un cours invisible sous la surface de la terre avant de connaître une résurgence, sa poésie refait aujourd’hui surface. Vingt-deux ans après, sa transparence étonne, sa fraîcheur porte le désir aux lèvres, ses murmures font chanter la vie. Ici, l’écriture poétique n’est ni fleuve ni tempête, mais pesée du silence, paroles en archipel, ciselures d’une géographie intérieure sans cesse en mouvement. Avec elle, la poésie est plus que jamais un art de l’hospitalité.

Extrait :

« Les étoiles incrustées sous la chair
il faut vautour et rage
pour nous arracher
un peu
de ce qui brille
Et tant d’amour sans attente
pour garder la lumière »

Paru le 1er septembre 2011

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.