Notes sur un fantôme suivi de Hétéroclites

Auteur : Raymond Farina

Notes sur un fantôme suivi de Hétéroclites

Cet ouvrage réunit 2 recueils. Le premier, Notes pour un Fantôme, est une tentative de biographie d’un fantôme. Gageure, comment fixer par l’écriture un être évanescent par excellence ? L’humour du propos n’en enlève pas la gravité, car on sent bien que ce fantôme est notre frère. Impression soulignée par le second recueil, Hétéroclites, dont le titre induit l’idée d’une sorte de bric-à-brac, mais sous le fouillis apparent, ponctué de références culturelles multiples, on découvre la fréquente occurrence du terme « traces » et la vanité de croire en leur pérennité. L’être humain pèse-t-il plus qu’un fantôme ? La notion d’enracinement, en effet, est étrangère à Raymond Farina, il croit en l’idée de pollinisation culturelle univer- selle. Poète, philosophe, il a parcouru et « butiné » le monde mais son enfance pauvre dans l’Algérie coloniale l’a marqué à jamais et il se présente modestement comme « une sorte de gardien de chèvres qui aurait lu Shakespeare »

Paru le 18 septembre 2020

Éditeur : N&B

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.