Nomade je fus de très vieille mémoire

Auteur : Anthony Phelps

Nomade je fus de très vieille mémoire

Le mot de l’éditeur : Qui est Anthony Phelps ? Les uns diront qu’il est l’auteur d’un livre culte, Mon pays que voici, véritable hymne à sa terre natale, Haïti. D’autres verront en lui l’un des grands écrivains de la Caraïbe, exilé au Québec, une figure phare des cinquante dernières années. Pour moi, son second éditeur de poésie en France après Pierre-Jean Oswald, il est aussi un formidable passeur de mémoire, un homme de parole et de coeur, un ami. Nomade je fus de très vieille mémoire… L’anthologie personnelle que nous publions donne à lire le meilleur de son oeuvre poétique. Le livre s’ouvre sur un recueil publié en 1961 et se clôt sur Une plage intemporelle, paru à Montréal en 2011. Entre ces deux dates, une douzaine de titres invitent le lecteur à suivre le fil sans cesse ramifié d’une vie en poésie. Qu’il évoque son enfance heureuse en Haïti ou l’Amérique métisse qui l’a accueilli, qu’il dénonce les dictatures ou célèbre l’amour, Anthony Phelps est le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé.

Extrait :

« Je continue ô mon Pays
ma lente marche de poète
un bruit de chaîne dans l’oreille
un bruit de houle et de ressac
et sur les lèvres un goût de sel et de soleil »

Paru le 1er février 2016

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Christophe Lamiot Enos

1985-1981

Juillet 1985, arrivée à New-York City (Parler US)

Parler bellement
m’en parlent la langue
la langue et mon vœu.

Mon vœu d’un ami
ami que je suive
suivant, de la langue

la langue, ses vœux –
vœux : les siens, les miens
miens et nôtres, tiens.

Christophe Lamiot Enos, 1985-1981, Flammarion, 2010.