(Nativité) de Michel Arbatz

(Nativité) de Michel Arbatz

"Janvier se retourne
Et la porte s’ouvre
Les eaux, les eaux !

Nuit lente, nuit électrique
métal des minutes à t’attendre
Une guirlande est allumée
on a chauffé la chambre
Un radiateur emprunté, une bouilloire

On te donnait des noms
neuf mois durant
ne sachant rien de toi
ta voix, ta forme, tes couleurs…."

Paru le 1er septembre 2011

Éditeur : Le Temps qu’il fait

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Une tristesse bleue et grise

Évidemment l’orgueil et la trouble passion
Les papiers arrachés, bien sûr, les volets clos
Les livres sans mémoire et presque à l’abandon
L’étui de ton violon fermé comme un sanglot
Mais penser à tes gestes carrés vers les miens
La presque cruauté, la langueur infinie
Le rire en plein désir et les larmes à la fin
M’ont fait aimer la mort et préférer la vie

Sarclo, Une tristesse bleue et grise, « Éloge d’une tristesse », Côtes du Rhône Productions, 1992.