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Les Souilhes

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Buzet sur Tarn

La disparition de la neige de Manuel Rivas

1er mai 2011

La disparition de la neige de Manuel Rivas

Anthologie poétique bilingue réunie et traduite du galicien par Paloma Leon.
Manuel Rivas (né à Coruña en 1957) est l’écrivain le plus remarquable de la lit-térature galicienne, l’un des plus lus en Espagne. Membre de l’Académie Royale de Galice, traduit dans de très nombreuses langues, il est romancier, nouvelliste (La Lan-gue des papillons, Le Crayon du charpentier, L’Éclat dans l’abîme / 2008), journaliste et avant tout poète.
Ces premiers écrits sont des recueils de poésie, Libro de Entroido (1981), (…)

Effets d'annonces suivi de Carré chinois

1er mars 2010

Effets d’annonces suivi de Carré chinois

"Dès le jour glacé qui sombre, en trombes lentes, dans la cour - déjà l’eau sale qui s’installe au plus profond, et les miaulements déchirés d’étranges animaux à anches dont les ombres vont et reviennent tandis que s’inventent aux ciels…"

La Part vive

1er décembre 2009

La Part vive

"Je vous apporte la bribe des mots, les rudiments charnus de la langue. Je les offre à vos faims inégales, à vos ardeurs différentes."

Le livre d'öpame de Jacques Coly

1er mai 2008

Le livre d’öpame de Jacques Coly

dans un certain ordre
cosmique
dont les termes
se renouvellent sans fin
soyons langue
en ces heures inoubliables
redécouvrons le corps
dans la phase
qui nous a émus
au-delà du poème
au-delà de la volonté
de mort
& des mots
on ne sait si les couleurs
des ailes
font que les papillons
volent ou crient
ce sont eux
les premiers balbutiements
de notre mémoire
hors le vent
les clartés latentes
ont le goût de boudin chaud
noir de sang
vers cet infini
multiple
noir de sang
qui (…)

A défaut de martyrs de Marc Sastre

1er avril 2008

A défaut de martyrs de Marc Sastre

Parfois des odeurs de colle me reviennent en bouche. Des piqûres de prolétaire, des dents pulvérisées, des nuits de scarifications à rendre l’urine acceptable. Les jours étaient frères, s’ennuyaient comme des frères. Il fallait se tenir debout, juste debout sur un lit retourné. Juste debout et ne plus rêver. Car chaque rêve serait un meurtre de plus.
Nous naissions esclaves. Si nous naissions c’est que nous étions esclaves. D’une langue d’ici qui était celle d’un autre – la langue d’ici est toujours (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.