Musique de chambre de James Joyce

Musique de chambre de James Joyce

Traduction en vers réguliers et rimés par Adrien Louis
Préface de Jacques Aubert

Comme ta voix m’accompagnait
J’ai attisé sa peine,
Pour cette main que je tenais
De nouveau dans la mienne.

Nulle parole ou aucun geste
Ne pourront excuser -
Du vieil ami, or ne me reste
Pas plus qu’un étranger.

Paru le 1er juin 2013

Éditeur : Le bousquet-La barthe éditions

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Treizième poésie verticale

Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale, traduit de l’argentin par Roger Munier, Librairie José Corti, 1993.