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Des trous dans le vent

23 janvier 2019

Des trous dans le vent

36 poèmes inspirés de la vie quotidienne sont à découvrir dans ce beau recueil, qui se lit comme un journal intime. Un pêle-mêle de pensées, parfois cocasses et joyeuses, parfois mélancoliques et sombres, pour une véritable ode à la douceur de l’enfance.

A la lettre, un alphabet poétique

1er janvier 2016

A la lettre, un alphabet poétique

Lauréat du Prix Poésie des lecteurs Lire et faire lire 2017.
Chaque texte de cet abécédaire semble donner corps et âme à ces signes familiers. Bernard Friot réussit le pari d’éviter toute lassitude. C’est qu’il joue tour à tour sur de multiples aspects : forme de la lettre, sonorité, place dans l’alphabet. Les textes proposés s’amusent avec tous les registres (comique, tragique, absurde…) et tous les genres : certains sont des poèmes en prose, d’autres de petits drames ou des dialogues théâtraux. (…)

Qui que quoi quand la poésie

1er janvier 2000

Qui que quoi quand la poésie

Qu’est-ce qu"il faut pour "faire" poète ?
Quand vous étiez petit, est-ce que vous vouliez être poète ? Combien de temps vous mettez pour écrire un poème ? Combien vous écrivez de poèmes par jour ? …
La poésie est un langage et elle ne sert pas qu’à parler des fleurs, des oiseaux ou des arbres… Elle peut aussi permettre de répondre aux questions que les enfants posent au poète.
Un recueil de réponses amusées, amusantes, rimées ou pas…des poèmes qui parlent d’eux-mêmes (…)

Poème
de l’instant

Stéphane Crémer

La Terre

Au sortir d’un rêve à Brasilia j’ai empoigné
la terre, déjà si âcre à mes mains
que leurs paumes m’ont paru des papilles
d’où montait un goût avec son parfum.

Quelqu’un est mort bien loin ce matin
et j’ai pensé, en me baissant jusque là
pour l’emporter à mon tour, que je saurais
l’y ensevelir à ma manière en secret.

Ainsi – car n’allons pas priver la poésie
de sa logique : ni car ni ainsi ne sont proscrits
du poème, ni aucuns mots, pourvu qu’ils s’unissent
en pensée par-delà les marges noires du faire-part ! – ,

ainsi je garde près de moi, dans des flacons
comme une épice sur l’étagère de ma cuisine,
ce pigment rouge du Brésil dont je sais qu’un jour,
empesé à l’amidon de mon choix, un beau jour

nous partagerons la délicieuse peinture mitonnée
qui montrera, aussi bien qu’une Joconde enfin
pour de bon éclipsée de son cadre, ce qu’il reste
de cette disparition : un paysage, et son horizon !

Stéphane Crémer, compost, Éditions isabelle sauvage, 2013.