Méditations divines de John Donne

Méditations divines de John Donne

Traduction, présentation et notes de Claude Salomon

"Tu m’as fait, pour que ton oeuvre se perde ?
Répare-moi maintenant, car maintenant ma fin se hâte ;
Je cours vers la mort, et la mort aussi vite me trouve ;
Tous les plaisirs me paraissent d’hier ;(…)"

Paru le 1er juillet 2009

Éditeur : Alidades

Genre de la parution : Version bilingue

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.