Maximine

Maximine Lagier naît le 29 septembre 1952 à Saint-Claude, dans le Jura. Maximine est à la fois son nom de plume et son vrai prénom, qui fut aussi celui de sa mère et de sa grand-mère, qui toutes deux rêvèrent d’écrire.

Après avoir passé le « bac » en 1970, Maximine a la chance de pouvoir faire des études de lettres à Paris, au lycée Fénelon et à la Sorbonne. En 1975, elle passe avec succès l’agrégation en 1975. Déjà à cette époque, elle signe quelques articles de lectures, sous le nom de Lagier-Durand.

Elle partage durant 25 ans son temps entre enseignement et bibliothèques : Institut National de Recherche Pédagogique ( Fichiers de pédagogie, psychopédagogie, littératures ) ; Bibliothèque municipale de Moret-sur-Loing ( animations avec les écoles, expositions avec le musée, festival de contes ).

Quatre maternités et l’accueil d’une fillette chinoise lui font composer des berceuses. Elle poursuit également l’écriture de contes, notamment au sein d’ associations telles que « La Forêt qui parle » à Melun, « Le Moulin à Paroles » à Avon ou encore « les Blouses Roses » agissant auprès d’hôpitaux.

Encouragée très tôt par Georges Mounin, puis par Christian Bobin, elle écrit dans sa "vie souterraine".

Les Editions Arfuyen la tirent du compte d’auteur (2 recueils perdus chez Millas-Martin). Jean Toulet, arrière-neveu du poète, lui permet 4 séjours en Chine, où il lui édite, après Segalen, 2 livres d’art, façon ancienne.

Enthousiasmée par la poésie de Rilke, elle entreprend durant l’année 1989 la traduction de nombreux de ses poèmes tels que les Élégies de Duino, les Sonnets à Orphée, le Livre de la Pauvreté et de la Mort. Elle se ravit d’entendre ses mêmes traductions chantées par Fabienne Marsaudon.

Maximine connaît également la publication de nombreux de ses douzains dans diverses revues telles que La Liberté de l’Esprit, Paroles d’Aube, Arpa, Caravanes, Casse, le Coin de Table, Poésie 93, Sorgue, Critique…

Elle participe à quelques causeries au sujet de Paul-Jean Toulet, Lydie Dattas, Mallarmé, Hugo et ses animaux, Rilke et Orphée…

Encore aujourd’hui, Maximine participe à l’administration de la Maison de Poésie située rue Ballu.

Elle est également, dans le cadre du Printemps des Poètes, Marraine du club de poésie de la belle École d’Horticulture du Breuil située porte de Vincennes.

Portrait de Maximine par Gilles Dattas 1998

Extrait

Pivoines fiancées du feu
Des fleurs ? Non pas mais des cascades
Des éprises de cavalcades
Des fleurs ? Non des boulets furieux

Pivoines jongleuses d’un dieu
De magnificence et de rage
Le contraire des roses sages
- Et nique aux astres vaniteux !

Si rouges que c’est une honte
Si rondes que c’est un défi
Pelotes d’amour et d’épis
- C’est le mai Les révoltes grondent…

Extrait de Cahiers de pivoines, Éditions Arfuyen, 2002.

Bibliographie

Poésie

  • Mon amour mes horizons, Éditions la lune bleue, 2011.
  • Somme d’amour, Éditions Arfuyen, 2010.
  • Au front des sapins, Éditions Arfuyen, 2005.
  • Les visiteuses, suivi de Quelques Lilas, Maison de la Poésie, 2003.
  • Un Cahier de pivoines, Éditions Arfuyen, 2002.
  • Le Fabuleux fablier, trois textes au sein d’une anthologie, Éditions Rue du Monde, 2001.
  • Quotidienne à son amour, parole d’Aube, 1998.
  • Poèmes nus, Éditions Tetras lyre, 1995.
  • L’ombre la Neige, Éditions Arfuyen, 1992.
  • Dits de la Folie des Pivoines, livre d’art illustré et publié en 300 exemplaires uniques avec des aquarelles à la main, Éditions Toulet de Misamiurk, 1997.
  • Les yeux précieux suivi de Litanies du Feu, illustrations de Chen Jin He, Éditions Toulet de Misamiurk, 1996.
  • Fablier, Éditions Quintette, 1987.
  • Alphabêtes, Éditions Quintette, 1986.
  • Riveraine, épuisé, Millas-Martin,1981.
  • Coeur à dire, épuisé, 1979,

Traductions

  • Sonnets à Orphée, publication d’une partie, revue Sorgue, 2002.
  • Sonnets à Orphée, publication d’une partie, revue Caravanes, 2001.
  • Les Elégies de Duino de Rainer Maria Rilke, Éditions Actes Sud, 1991.