Lettres posthumes à Octavio Paz

Auteur : Serge Pey

collection JMP/Poésie.

Petite collection au format poche, avec une maquette colorée et moderne, elle regroupe un essai et une anthologie consacrée aux grandes voix de la poésie contemporaine.

« La poésie restera toujours une respiration. Chaque poète est un diseur de vie. En même temps. Pour réveiller les vivants et les morts. » Avec ses mots, et sa langue qui « fait signe dans un baiser de papier », Serge Pey réveille notre conscience et celle d’Octavio Paz. Dans ses lettres posthumes, l’auteur – depuis quelques arcanes majeurs du tarot – questionne la poésie. La signification même du nom Paz, la « transparence » de Marcel Duchamp et Claude Lévi-Strauss, le « peyotl et les images du diable » sont autant de sujets abordés. Il émane du texte à la fois la force de ces deux langues, la violence d’un contexte politique révolutionnaire, la tendresse qui unit les deux hommes et la paix portée par Octavio Paz dans son nom. À cet ami qu’il « embrasse depuis la fleur d’un bouquet absent », Serge Pey dit qu’il est « un poète de la poésie. » Parce qu’il a « toujours questionné le temps ». On peut renvoyer le compliment à l’auteur qui rend si vivante la voix d’Octavio Paz en lui souhaitant « bon amour dans l’infini ».

Prix Nobel de littérature en 1990 et ambassadeur du Mexique entre 1962 et 1968, Octavio Paz est avant tout poète et essayiste. Il a su construire une œuvre riche qui mêle des influences surréalistes, aztèques et orientales. Son œuvre poétique est une réflexion sur les rapports de la poésie et sur le pouvoir de la parole. Son dernier livre paru en français, Itinéraire, est un essai autobiographique sur son parcours politique et intellectuel, où la poésie s’affirme comme une « parole de l’être ».

Poète de l’oralité, Serge Pey mène un travail singulier dans la poésie. Créateur de situations et de performances, il est aussi l’auteur d’une quinzaine de livres (notamment Dieu est un chien dans les arbres, aux éditions Jean-Michel Place) et le fondateur du groupe de poésie action–flamenco, Los Afiladores (les aiguiseurs de couteaux.)

Prix : 11 euros
Format : 12,5 x 17,7
ISBN : 2-85893-680-3

Paru le 1er octobre 2002

Éditeur : Jean-Michel Place

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Coplas

Admire l’étonnante chose :
mon ombre posée sur le mur
et à la fenêtre la lune !

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.