Lettres à Fanny et autres correspondances de John Keats

Auteur : Robert Davreu

Lettres à Fanny et autres correspondances de John Keats

Lettres traduites et présentées par Robert Davreu
Préface de Claude Mouchard.
"L’intégralité de la correspondance de l’un des plus grands poètes anglais"

On trouvera ici la seule édition complète en français de l’éblouissante correspondance du poète John Keats (1795-1821), mort à 26 ans de la tuberculose. Bouleversantes, ses lettres à Fanny Brawne brûlent d’un désir de vivre et d’aimer que seules éteindront la maladie, puis la mort. Pour ses frères et sa sœur, Keats invente, au fil des jours, la lettre-journal, qui raconte, décrit, et parfois s’épanouit en poème. À ses amis – peintres, poètes, critiques – sans nulle pose, entre mille anecdotes ou plaisanteries, il offre des pensées qui nous sont aujourd’hui aussi précieuses que celles d’un Baudelaire ou d’un Mallarmé.

John Keats (1795-1821) est LE poète emblématique du romantisme anglais. Ses ôdes et écrits ( -Endymion -, -Ballade de Meg Merrilies -, -Hypérion -) ont été maintes fois étudiés en tant que fleurons de la littérature du début du XIXe siècle. Pour saisir la place importante que John Keats occupe dans le panthéon de la littérature anglo-saxonne, il suffit de constater le nombre d’écrits contemporains qui font écho à ses oeuvres (le cycle best-seller de Dan Simmons -Les Cantos d’Hyperion - est entièrement construit autour de la personnalité de John Keats).
De formation philosophique, Robert Davreu enseigne en littérature générale et comparée à l’université Paris-VIII, et en traduction littéraire à l’Institut d’études anglophones de l’université Paris-VII. Membre du comité de rédaction des revues -Po&sie - et -Romantisme -, il est l’auteur huit recueils de poésie, et le traducteur de nombreux auteurs anglophones, comme Keats, Shelley et Graham Swift – dont la traduction du -Pays des eaux - lui a valu le prix Baudelaire de la traduction en 1985.

Paru le 1er janvier 2011

Éditeur : Belin/ Po&sie

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.