Les éditions de Janus

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Paris

Empreintes

1er octobre 2013

Empreintes

Un peu plus à chacun
Un peu de tout à tout le monde.
"Les saisons tropicales
Si les saisons nous apportaient des messages
De nos dieux et de notre passé
Si les saisons nous irriguaient nous fortifiaient
Nous enseignaient l’ardeur et la ferveur
Peut-être finirions-nous en pays d’Haïti
Par percer leur secret…"

La main et autres poèmes

1er juin 2010

La main et autres poèmes

"Térébrante
Telle une vrille à la vis aiguisée
La douleur jaillit
Intermittente
Comme une plaie qui s’ouvre et se ferme
Indéfiniment et très lentement
Elle va et vient
Laissant respirer la paume(…)"

Braises de la mémoire

1er avril 2009

Braises de la mémoire

"Haïti,
Chanter son charme magique
Allumer la veilleuse
Confondre le péril
et qu’un souffle familier, vivant, diffus
Apaise l’inquiétude
Etrangle les menaces…"

Voyance et autres poèmes

1er août 2005

Voyance et autres poèmes

Voyance, ce chant de l’aube et de la lumière, où l’on retrouve le souffle qui animait déjà la première oeuvre poétique de Jean Metellus au Pipirite chantant, s’enrichit dans cette nouvelle édition de textes inédits. Sa "vision" de cette terre d’Haïti, de ses hommes, de ses arbres, de ses paysages ou de ses rites, s’élargit, s’élève, se magnifie sans cesse.
Mais l’île natale n’est pas seulement pour le poète lieu d’origine solaire, elle est aussi traversée par la mémoire d’un passé sanglant et la conscience (…)

Les dieux pélerins

1er septembre 2004

Les dieux pélerins

Chacun des poèmes, dans Les dieux pèlerins semble arriver comme à travers l’air, et ne former ses vers, pour nous, que dans un froissement rapide. Et bientôt le poème s’interrompt. Est-il pressé de s’effacer dans le silence ? Dieux ou poèmes pèlerins : il s’agit, pour Métellus, de capter le présent multiple du monde, de jeter des réseaux agiles de vers sur des lambeaux qui fuient. Jamais peut-être les poèmes de Métellus n’ont été aussi accordés à l’instabilité, aujourd’hui, du réel. PASSÉS, PRÉSENT Qui (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.