Le temple des singes de Tita Reut

Le temple des singes de Tita Reut

Comme l’écrit Joseph Guglielmi dans sa préface, Tita Reut « renouvelle le rapport avec la tradition en élaborant un champ sensuel et rythmique où l’audace du vécu engendre une langue bifide, où l’incarnation exaspère la sexualité et une ferveur, où l’image ne se suffit jamais d’un rapport univoque au fil de vers bien tempérés ». Son « baroque très personnel » mêle humour et tragique et débouche sur un univers original joignant « l’érotisme le plus inventif et sans contraintes » à l’interrogation métaphysique. Dans « cet esprit de liberté qui anime les démarches les plus originales et fécondes d’aujourd’hui » la voix de Tita Reut fait résonner dans le grand larynx l’intensité du désir et l’énigme d’être au monde. Parlant de la vie brève avec force face à l’amour nous sommes les effarouchés

Paru le 1er septembre 2014

Éditeur : L’Amandier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.