Le mot et la note, Poésie et chanson, un cousinage compliqué

Auteur : Matthias Vincenot

Le mot et la note, Poésie et chanson, un cousinage compliqué

« Tout au long de cet ouvrage, avec minutie et érudition, Matthias Vincenot traque les différences et les ressemblances entre les deux cousines. Il révèle les processus de création à travers l’analyse des figures et les œuvres maîtresses dans les deux disciplines », souligne Georges Moustaki dans son prologue.

Ecrit par un poète qui connaît la chanson, ouvrage de spécialiste mais pas destiné aux seuls spécialistes, Le mot et la note se lit comme une promenade, où chacun rencontrera ses souvenirs, fera des découvertes et des retrouvailles. Ce livre, subtil mais toujours clair, s’intéresse aux rapports entre la poésie et la chanson, contre le simplisme déguisé en évidence, les idées reçues ou ce qu’il serait convenu de croire ou de penser. Il confronte la poésie et la chanson, à l’écart des positions de principe et des jugements de valeur.

Matthias Vincenot, né en 1981, a publié douze recueil de poèmes, depuis Un autre ailleurs (Lettres du Monde, 1998), jusqu’au plus récent, Les choses qui changent (Mines de rien, 2013, avec des photos de Pascal et Nicolas Rabot). Président de l’association Poésie et Chanson Sorbonne et fondateur et directeur artistique du Festival DécOUVRIR de Concèze, il organise de nombreuses manifestations autour de la poésie et de la chanson. Il est sociétaire de l’Académie Charles Cros et membre d’honneur du Comité du P.E.N. Club français (Poètes Essayistes Nouvellistes). Créateur, avec Thierry Cadet, du Prix Georges Moustaki de l’album indépendant et/ou autoproduit, directeur artistique de « Poésie en liberté », il est également membre du Comité de rédaction de la revue Place de la Sorbonne, revue internationale de poésie de l’Université Paris-Sorbonne. Docteur ès Lettres, il est professeur aux Cours de Civilisation française de la Sorbonne.

Paru le 1er mars 2014

Éditeur : L’Amandier

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.