Le linceul du vieux monde de Gérard Mordillat

Le linceul du vieux monde de Gérard Mordillat

Les romans que Mordillat a publiés, ses films également montrent combien il est un homme engagé, fidèle à ses origines populaires, radical à l’occasion et politiquement courageux — espèce rare par les temps qui courent, faut-il le dire ?
Son abondante production ne l’a nullement conduit à reléguer dans l’oubli son amour des poètes (Gilbert-Lecomte, Daumal, Larronde, Artaud, Dadelsen, et Prével par-dessus tout), ni à renoncer à la poésie. Il en écrit un peu, sans manières et à sa façon, rouge et noire, pleine de sourde colère et de tendresse insolente. Très incorrecte en somme.

Paru le 1er février 2011

Éditeur : Le Temps qu’il fait

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Épître V

Pour moi, sur cette mer qu’ici-bas nous courons,
Je songe à me pourvoir d’esquif et d’avirons,
À régler mes désirs, à prévenir l’orage,
Et sauver, s’il se peut, ma raison du naufrage.

Nicolas Boileau, Épître, « Épitre V », 1676.