Le cycle des migrations de Madeleine Ouellette-Michalska

Aventure initiatique où l’amour tient lieu de quête et de dépouillement. La traversée du temps s’effectue dans l’exil et l’extase, mais aucune assomption n’est définitive. Le dernier mot n’est jamais donné. Tout reste à refaire. Tout reste à réinscrire dans l’incertaine migration du poème et du désir.
104 p.
15,95$
ISBN 2-89018-494-3

Paru le 1er décembre 2002

Éditeur : Le Noroît

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Treizième poésie verticale

Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale, traduit de l’argentin par Roger Munier, Librairie José Corti, 1993.